Jeudi 27 mai 2010 4 27 /05 /Mai /2010 13:02

 

ChatJ’ai mis un peu de temps pour revenir à mon Blog car je souhaite conserver un ton léger or je me suis sentie un peu battue par les évènements dernièrement et surtout par ce satané marché immobilier qui n’évolue pas du tout comme je l’espérais ! Si je me fie aux graphiques et prévisions des économistes, nous sommes en plein rebond et le marché ne devrait pas tarder à entamer son plongeon final. Cependant, si je leur ai voué une foi totale jusqu’ici, aujourd’hui je doute. Une seule certitude : la prochaine fois que nous trouvons un bien qui correspond à nos critères, fini les tergiversations, même si ce n’est pas la maison de notre vie, nous devrons foncer. Il y a trop peu de biens à la vente dans notre commune de 17000 habitants, et ma recherche se limite à un périmètre restreint. Par ailleurs toutes les maisons dans notre budget, situées dans les quartiers qui m’intéressent, se sont vendues (à part la maison dont les combles sont à aménager car elle reste trop chère). Et moi qui ne suis pourtant pas sujette au regret, j’ai commencé à en éprouver. Cela fera peut-être l’objet d’un prochain billet.

 

Enfin, la semaine dernière j’ai eu confirmation que la maison coup de cœur est bel et bien partie à 650 000 euros. Même la négociatrice était surprise d’avoir eu une si belle offre. Elle nous a confié que depuis un an il y avait eu plusieurs offres en dessous de 600 000 euros et que le vendeur avait tenu bon. J’ai ressenti de la déception mais pas de regret, car à 650 000 euros elle était hors budget, surtout avec les fenêtres à changer, et il est hors de question que nous nous endettions jusqu’au coup pour aller vivre dans la commune riche en logements sociaux, même dans une maison de rêve.

 

Rendez-vous a finalement été pris pour visiter la maison aux mauvaises odeurs.

 

J’arrive à l’agence en fin de journée, il y règne une sorte d’effervescence, tout le monde a l’air très affairé. Je suis transparente pendant 10 longues minutes. Un négociateur, dont il me semble reconnaître la voix, est au téléphone, il paraît survolté par toute cette activité. Il arbore l’attitude un peu condescendante du commercial dont les affaires vont bien : « Je fais mon travail de commercial, je suis aimable juste ce qu’il faut mais pas trop, j’ai du temps à vous consacrer, mais pas trop. ».

Enfin, il raccroche et je l’entends dire « Bon, avec qui ai-je rendez-vous à 18h30 …». Je sens que je dois intervenir, car (apparemment) je suis toujours invisible.

 

- Avec moi peut-être, … Madame G ?

- Bonjour Madame G, j’espère que vous n’êtes pas allergique aux chats ?

- Pas du tout, dis-je soulagée, (je préfère ça à des rats crevés ou à une vieille personne dont le décès aurait été découvert un peu tard), quelques chats ne me font pas peur.

- La dame qui habite la maison que nous allons visiter héberge 80 chats.

- …

 

80 chats, je ne m’attendais pas à ça.

 

Nous arrivons devant la maison. On sonne, la dame entrouvre la porte et nous demande de nous faufiler rapidement. Ça n’est pas facile avec ma trottinette, je fais de mon mieux et déjà je manque d’écraser un animal qui a l’air de chercher la sortie. Nous sommes dans une sorte de véranda qui relie la maison au garage et le rez-de-chaussée au 1er étage, car le bâtiment est divisé en deux appartements. Il y a des chats absolument partout. Et bien sûr il y a l’odeur des chats mais je m’en accommode. Pour le moment.

 

La dame me serre la main, son fuseau est couvert de poils.

 

- Vous connaissez mon association « Chat machin » ? Elle est subventionnée par la mairie, je recueille les chats errants, je les fais stériliser et vacciner.

- Euh, non …

 

  Subventionnée par la mairie ?! Il me semble qu’elle mériterait surtout être signalée aux services sanitaires …

 

- Mon association m’a ruinée, poursuit la dame, c’est pourquoi je vends cette maison qui était à mon père etc.

 

Elle est très volubile.

 

Nous passons une première porte et nous retrouvons dans une sorte de cuisine, là encore, il y a des chats absolument PARTOUT, sur les étagères, sur la cuisinière, dans des cageots par terre. L’odeur est plus prégnante tout à coup. Nous jetons un coup d’œil rapide à la cuisine et à la pièce attenante … mais il y tant de chats que je suis incapable de me concentrer sur la visite. Pour ajouter à l'étourdissement dans lequel je me trouve déjà, la dame me fait l’article à propos de son association alors que le négociateur, de son côté, essaie de me présenter son produit sous un meilleur jour en faisant mille et une suggestions d’aménagements.

 

Nous passons dans un salon, la dame m’avertit que les chats y sont interdits de séjour, encore une fois, nous essayons de nous glisser à travers la porte tout en les empêchant de passer, mais deux ou trois bêtes parviennent à filer entre nos jambes. Tout me semble tellement souillé que je fais mon possible pour n’effleurer aucun mur. Nous visitons trois pièces, puis retournons dans la cuisine puis la véranda pour aller à l’étage. Là, les chats ont droit de séjour et j’en découvre de nouveaux … ce n’est pas possible, il y en a plus de 80. Ils sont partout, certains somnolent sagement rangés dans les cageots qui leur servent de panier, d’autres sont assis sur les tables et  certains nous accompagnent pendant la visite. A l’étage, la maison est dans état de délabrement avancé, seule une salle de bain a été entièrement refaite, ce qui semble totalement incongru. Un chat pisse à l’horizontale contre un mur sous mes yeux ! Il marque son territoire ? Je le pensais déjà suffisamment imprégné comme ça. La dame nous ouvre toutes les portes sauf une. Elle me dit que, là, les chats n’ont absolument pas le droit d’entrer car il y a des rongeurs. Le négociateur lui demande tout de même d’entrouvrir, je passe la tête rapidement. Je n’aperçois aucun rongeur, en revanche j’entrevois une paire d’aile, une nuée d’insectes et un grillage sur la fenêtre. C’est une volière ! Au première étage de la maison, dans une pièce qui m’est présentée comme étant idéale pour un bureau (au cas où je manquerais d’imagination).

 

Certains chats nous accompagnent pendant toute la visite. Je n’arrive toujours pas à me concentrer, le négociateur continue de me présenter le grand potentiel de chaque pièce. La dame m’explique combien elle a été heureuse dans cette maison avec son père « l’endroit est si charmant etc. ».

 

Nous finissons par le jardin qui entoure la maison, il est tellement embroussaillé qu’on ne voit pas le mur du fond. Mais, pour la première fois, je suis un peu charmée, le jardin a un réel potentiel. Nous contournons un mur et je me retrouve face à de hautes herbes et des broussailles couvertes de fientes d’oiseaux. Je lève les yeux et découvre un bel acacia dans lequel une colonie de pigeons a élu domicile. Je remarque alors qu’il n’y a aucun chat à l’extérieur.

 

À l’issue de la visite, le négociateur, pour qui cette visite est clairement une épreuve, me dit que des travaux s’imposent (au cas où je n’aurais pas remarqué), il m’avait prévenue. Je reconnais le potentiel de  la maison, le charme du jardin. Mais je la trouve hors de prix. Elle doit être entièrement désossée selon moi, il serait presque plus simple de construire de zéro … elle est donc beaucoup trop chère à 545000 euros. Une grosse rénovation ne nous fait pas peur à condition d’avoir le budget pour. La maison présente par ailleurs deux autres défauts selon moi : l’une des chambres a vue sur le cimetière, et surtout, elle se trouve en face d’un petit réparateur de voitures. En revanche elle est très centrale, bien située par rapport aux commerces et aux transports.

 

Voilà, il m’a fallu quelques heures dans la fraîcheurs du jardin d’un couple d’amis, au milieu des roses, pour me remettre de cette visite et surtout me débarrasser de l’odeur dont mes narines étaient imprégnées.

 

 

 

 

 

 

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Jeudi 6 mai 2010 4 06 /05 /Mai /2010 09:18

fait-d-hiverLa semaine dernière mon mari m'appelle de son bateau :

"Je suis en pleine régate, peux-tu appeler Madame Blabla de l'agence Immotrèbo, elle a quelque chose pour nous !".

Je suis à peine remise de ma conversation avec l'autre négociatrice, mais faire des visites me permettra peut-être de passer à autre chose. Et puis c'est bien la première fois que Madame Blabla nous rappelle pour nous proposer quelque chose ! 

Je compose son numéro de  portable, une voix enthousiaste m'accueille : " Madame G, bonjour, j'ai une maison à vous montrer, un très beau produit, 58 m 2 à agrandir, sur un terrain de 366 m2. L'exposition est parfaite, l'emplacement super, avant la place Machin, 430 000 euros". Au delà de la place Machin, l'autoroute qui survole  une partie de la commune présente une nuisance totalement rédhibitoire pour nous. Nous prenons rendez-vous pour la semaine suivante, un terrain bien exposé, ça pourrait être l'occasion de réaliser un rêve : construire une maison bioclimatique, en bois.

 

De retour de vacances, j'endosse mon pardessus d'inspecteur Gadget pour me livrer à un petit exercice que j'aime bien : la localisation de maison. L'idée n'est pas de doubler l'agence, mais je suis impatiente de savoir où se trouve le bien et j'aime aller le repérer avant la visite. Deux fois sur trois j'arrive à trouver la maison grâce à Google Earth, Google maps, les photos, mon Iphone et un peu de jogging le matin. Je dispose de plusieurs infos intéressantes : la maison se situe "avant la place Machin", "excellente exposition" donc probablement Sud Ouest et sur la photo il me semble reconnaître une maison voisine mais je ne saurais dire dans quelle rue elle se trouve exactement.

 

Dès le lundi de la rentrée, je chausse mes runners et je pars faire mon jogging, j'arpente les rues du quartier dont les terrains sont orientés Ouest. Je trouve le bien assez rapidement. Le terrain est vert, fleuri, avec une petite maison 1930 nichée en fond de parcelle. Le jardin est assez charmant, une magnifique glycine court le long de la grille. Madame Blabla ne m'a pas menti, l'exposition est parfaite. Mais aujourd'hui le vent vient du Nord (il fait d'ailleurs vraiment frisquet pour un 3 mai) et porte dans son souffle le vrombissement des motos et les claquements pénibles des camions qui roulent sur l'autoroute à 500m de là. Dommage me dis-je, encore un bout du quartier à rayer de ma carte, pourtant nous sommes juste en dessous de la place Machin.


Le jour de la visite, je découvre donc sans surprise le terrain, la maison ,le potentiel ... et le bruit, car le vent du Nord souffle toujours. Madame Blabla remarque  : "C'est incroyable ce qu'on entend l'autoroute aujourd'hui, je suis venue la semaine dernière et c'était très calme". Je ne lui en veut pas car nous savons tous que l'autoroute passe dans la commune, et bizarrement ça ne semble pas affecter les prix de ce quartier car il est proche de la rivière et du RER et le coin est vraiment pittoresque. Je suppose que certaines personnes s'accomodent du bruit, après tout nous sommes en ville.


Pendant mes vacances, j'avais repéré une autre annonce : Maison 140m2, 1960, travaux importants à prévoir, 309 m2 de terrain, 546 000 euros. Sur la photo la maison n'a pas l'air terrible mais elle se trouve dans le quartier que j'aime bien (loin de l'autoroute) et je veux tout voir.

J'appelle l'agence pour avoir des renseignements, le commercial me dit la chose suivante :

 - Je dois vous prévenir que lors de la visite vous serez incommodée par des odeurs très nauséabondes.

- Il y avait une fosse sceptique ?

- Non, ce n'est pas ça, c'est autre chose, je vous expliquerai ...

Cela me refroidit un peu, j'imagine toutes sortes de choses, ai-je envie de visiter la maison des horreurs ? J'ai bien dit que je voulais tout voir ! J'irai, ne serait-ce que pour avoir une anecdote de plus pour alimenter ce blog ... mais nous n'avons pas encore réussi à convenir d'un rendez-vous, affaire à suivre.

 

Bref, rien de tout cela ne m'a permis de passer à autre chose, bien au contraire. Hier, mon mari a rappelé la négociatrice de la maison coup de coeur pour savoir si l'affaire était conclue à 655 000. Elle lui a dit attendre des nouvelles de sa collègue qui est en contact avec le vendeur, et elle doit nous rappeler.


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Jeudi 29 avril 2010 4 29 /04 /Avr /2010 08:45

P260108 12.05 Le coup de foudre pour la jolie maison de la "commune riche en logements sociaux" perdure. Bien décidés à faire une offre, nous retournons la visiter avant les vacances de Pâques. Cette fois-ci nous faisons une visite approfondie afin de repérer les défauts qui nous ont échappés lors de la première visite, nous sommes accompagnés d'un ami qui vient de faire une grosse rénovation, il a l'oeil. Nous ne cachons pas notre enthousiasme, même si mon mari fait de son mieux pour avoir l'air détaché et dubitatif. Nous posons moultes questions au propriétaire. Nous découvrons le principal défaut : 300 euros par mois d'EDF/GDF pour une maison chauffée au gaz. Les fenêtres sont anciennes en simple vitrage, certaines ferment mal, elles doivent être changées, il y en a 14 plus une baie vitrée. La chaudière est en bonne état, mais l'installation d'une chaudière à condensation semble s'imposer. Entre 30 000 et 40 000 euros de travaux sont d'ores et déjà à envisager, or la maison est présentée comme ne nécessitant aucune rénovation, hormis un ravalement qui peut attendre. Le remplacement des fenêtres augmente lourdement la facture.

Au terme de la visite, la négociatrice nous dit qu'elle sera en vacances la semaine suivante, comme je serai pour ma part en congés la deuxième semaine des vacances nous convenons de reprendre contact dans 15 jours. Cela nous laissera le temps de nous renseigner sur les prix des fenêtres, des chaudières etc.

Je me sens plutôt optimiste car la maison est en vente depuis un an et la négociatrice n'est au courant d'aucune offre en cours pour le moment, elle ne nous a pas servi le discours pressurisant habituel, à savoir qu'il y a d'autres acquéreurs sur le coup et qu'il faut faire vite. Par ailleurs, mon mari aussi semble réellement mordu et c'est la première fois depuis que nous visitons. Il a juste émis des réserves quant au fait que la maison se situe dans la commune "riche en logements sociaux", alors que nous avions toujours juré de privilégier l'emplacement. La négociatrice nous dit que le propriétaire serait vendeur à 640 000 (la maison est mise à prix 690 000). 

 

Me voilà en vacances depuis trois jours, je rêve de ma future maison et  imagine les petits aménagements que je pourrais y faire pour la rendre encore plus agréable.  Je me suis renseignée sur les fenêtres, les chaudières à condensation, les chaudières à granules de bois. Mon mari  est convaincu que les prix baisseront encore dans les mois à venir, mais comme la maison est en vente depuis 13 mois, la négociation devient possible et favorable aux acheteurs que nous sommes. 


Je reçois un appel de la négociatrice : "Bonjour Madame G, je sais que vous êtes actuellement en congés mais je me permets de vous appeler car je viens de parler au propriétaire et il me dit qu'il a une offre écrite par une autre agence à 655 000 avec un financement sérieux. Je voulais vous prévenir,  que souhaitez-vous faire ?". Je suis attérée. Je lui réponds que je suis surprise que cette maison qui n'a pas trouvé preneur pendant plus d'un an fasse tout un coup l'objet d'une offre si élevée, d'autant qu'elle nous avait dit que le propriétaire serait prêt à la céder pour 640 000. Cela signifie que l'autre acquéreur a très peu négocié, à peine 5% sur une maison en vente depuis plus d'un an et dont toutes les fenêtres sont à changer. Nous ne souhaitons pas surenchérir, à ce prix là c'est beaucoup trop cher pour nous et par rapport au prix du marché. La négociatrice me dit que l'autre acquéreur a sans doute eu un coup de coeur et dispose d'un budget plus élevé que le nôtre, d'ailleurs qu'elle aurait été notre offre pour cette maison ? Compte tenu des travaux à prévoir je lui annonce un chiffre bien plus bas que l'offre en cours et lui explique que notre budget maximum avec travaux est inférieur à 655 000. Je regrette immédiatement d'avoir été aussi transparente.

 

J'appelle mon mari pour lui annoncer la mauvaise nouvelle. Il rappelle la négociatrice pour en savoir plus. Selon lui elle ne semble pas convaincue que l'affaire aboutira.

 Le lendemain nous appelons les deux autres agences dans lesquelles la maison est en vente pour en avoir le coeur net, car cette si belle offre pile au moment où nous sommes sérieusement intéressés, ça me semble presque suspect. 1ère agence : la maison est toujours à vendre, ils n'ont pas d'offre en cours. Deuxième agence : la maison est toujours à vendre, trop chère selon eux, il y a eu une offre en 2009 en dessous de 600 000 qui a été refusée, pas d'offre en cours actuellement, mais il doit être possible de négocier le prix désormais.

Il y aurait une quatrième agence ? Je scrute à nouveau tous les sites, Seloger, logicimmo, explorimmo, FNAIM, avendrealouer, je fini par trouver une quatrième agence sur avendrealouer, site que je consulte rarement car il propose moins d'offres que les autres sur la banlieue Est. J'appelle, le coeur serré car c'est forcément de cette agence que vient mon riche concurrent. Pourtant, mon interlocutrice semble presque avoir oublié que cette maison fait partie de son stock. Je lui demande si elle est toujours à vendre, si le prix est négociable, elle répond par l'affirmative à mes deux questions. Il me semble que si son agence avait un acquéreur pour ce bien elle me le dirait, ou m'indiquerait que la maison n'est pas négociable en dessous de 655 00O. 

S'agit-il d'une coïncidence ou d'une tentative de manipulation à notre égard de la part de l'agence ou du propriétaire ? Nous sommes condamnés à attendre que la vente se concrétise et que les panneaux "A vendre" soient retirés des murs, ou que l'agence revienne vers nous pour nous dire que finalement l'autre acquéreur n'a pas eu son prêt, malgré son beau plan financement.

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Vendredi 16 avril 2010 5 16 /04 /Avr /2010 17:03

9kco1laoAcheter en banlieue Est … contourner la carte scolaire

J’avais renoncé à la maison coup de cœur de la commune « riche en logements sociaux » mais son image me trotte dans la tête depuis 15 jours. C’est mon premier vrai coup de foudre en matière de maisons depuis que nous cherchons vraiment. Mon mari en est également tombé amoureux. Nous avions pourtant balayé l’idée de vivre dans cette commune à cause de la question du collège. Cependant, comme je n’en dormais quasiment plus (c’est trop bête, la maison de nos rêves de trouve à 800m et pourtant nous devrions y renoncer ?), je me suis renseignée. Il semblerait que nous puissions contourner la carte scolaire si notre aîné fait son entrée au collège dans notre commune actuelle avant que nous ne déménagions. En effet, le rapprochement de la fratrie est un des principaux critères de dérogation, par ailleurs le collège de notre commune actuelle propose des options tels l’apprentissage du chinois, une section européenne ou encore une classe bilingue allemand anglais en 6ème. Il se trouve que ces options intéressent nos trois enfants. Par la suite, comme ces options ne sont enseignées que dans les lycées de la commune "hostile aux logements sociaux", nos enfants y seront obligatoirement orientés. Je ne suis pas particulièrement fière de moi … partisane de la mixité sociale, je n’ai rien contre le fait de vivre dans une commune où les impôts sont élevés et qui dispose de 45% de logements sociaux. Cependant, je souhaite comme tout un chacun que mes enfants connaissent une scolarité paisible, par ailleurs, la maison est vraiment proche de notre quartier actuel, nous n’aurons pas à changer nos habitudes.


J’ai rappelé la négociatrice de l’agence nous visitons demain !

 

Reste la question du prix :

La maison qui nous intéresse est actuellement mise à prix 690 000 euros pour 140m2 sur 700m2 de terrain. Elle est certes assez exceptionnelle, elle a du cachet, elle est élégante, spacieuse, le terrain est vaste à l’abri des regards, elle est située dans un des quartiers prisés de la commune riche en logements sociaux. Le prix demandé (4928 euros/m2) est néanmoins très élevé par rapport aux prix de ventes moyen dans cette commune. J’ai réinvesti 10 euros pour connaître les montants des transactions dans la commune pour les maisons de plus de 120m2 depuis 2005. Par ailleurs, si  je la compare à toutes les maisons de taille similaires en vente actuellement sur la commune elle, est parmi les plus chère, si ce n’est la plus chère. J’ai fait une estimation sur Drimki et sur meilleursagents.com : Drimki la donne entre 529 000 et 579 000 nets vendeurs et meilleurs agents entre 579 000 et 604 000 …

Depuis 2005, sur 44 biens de plus de 120m2:

 

Il y a eu quatre ventes à plus de 600 000 euros :

 

-       Sept 2006 - 760 000 euros pour 209 m2 sur 403 m2 de terrain

-       Août 2007 – 686 000 euros pour 190 m2, surface du terrain non renseignée

-       Juillet 2008 – 680 000 euros pour 248 m2 sur 583 m2 de terrain

-       Août 2009 – 760 000 euros pour 250m2 sur 1159m2 de terrain


Six ventes à plus de 500 000 euros :

 

-       Févr. 2006 – 510 000 euros pour 168m2 sur 405m2 de terrain

-       Avr 2007 – 510 000 euros pour 140m2 sur 340m2 de terrain

-       Oct. 2007 – 565 000 euros pour 125m2 sur 768 m2 de terrain

-       Oct. 2007 – 579 000 euros pour 200m2 sur 649m2 de terrain

-       Juil. 2008 – 515 000 euros pour 155m2 sur 242m2 de terrain

-       Nov. 2008 – 505 000 euros pour 138 m2


 

Le bien le plus comparable est la maison vendue en octobre 2007 pour 565 000 euros puisqu’elle dispose d’un terrain de taille équivalente, avec encore du COS disponible. Elle a été vendue à 4520 euros /m2 …  en 2007. C’est aussi la vente la plus chère au m2 de toute la liste des 44 biens. Or c’était en 2007, et les prix ont baissé depuis.

 

Il me semble que le juste prix pour cette maison à l’heure actuelle se situerait généreusement autour de 600 000 euros à 4300 euros/m2 en tenant compte du fait qu'elle dispose d'un terrain avec du COS disponible.

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Vendredi 9 avril 2010 5 09 /04 /Avr /2010 15:04

clem full moon strtrkLes prix de l’immobilier baisseront à nouveau … oui, mais quand ?

De déception en frustration …

Je me demande si nous arriverons un jour à acheter une maison. Mon mari est déterminé à ne pas acheter tant que les prix restent hauts, il croit dur comme fer à la baisse, ceci malgré le rebond annoncé dans la presse en ce moment et qui semble avéré au vu des dernières transactions dont j’ai eu vent sur ma commune.

Deux des maisons que j’ai mentionnées dans un article précédent se sont vendues tout récemment, l’une « maison de 1996, 123 m2 à 595 000 euros » se serait vendue 570 000 le mois dernier. Je trouve ça très cher, elle était bien placée, mais la construction était de piètre qualité et le jardin plein Nord.

L’autre est une maison de 1930 entièrement rénovée, 100 m2 avec un jardin plein Sud, mais assez proche de l’autoroute et loin des commerces et des transports, mise à prix 640 000… je ne sais combien elle s’est vendue, mais j’imagine qu’elle a pu partir à 580 000 …

Ces ventes semblent illustrer le fameux rebond évoqué par certains économistes, les acheteurs ont sauté sur les biens bien placés ou sans travaux. Il faut dire aussi que peu de biens étaient à vendre tout cet hiver. Les maisons à moins de 600 000 euros  partent relativement vite. 550 000 euros serait un budget moyen pour une maison familiale en proche banlieue Est.

Mais je ne cache pas ma déception de voir des maisons dont je n’aurais pas voulu car trop petites, mal placées ou trop moches, partir à des prix qui sont quasiment les prix d’avant crise !

J’ai eu deux coups de cœur récemment :

-          Maison de 145 m2 (enfin plutôt 140 m2 a priori) à 735000 euros, déjà mentionnée avec quelques travaux à prévoir. Cette maison est vraiment très jolie, même si de nombreux aménagements sont à envisager pour qu'elle conviennent à une famille de 5. Les combles sont propres mais doivent être divisés en chambres + SDB+WC. L’espace au rez de chaussée pourrait être décloisonné. Mais elle a une belle cuisine de 15 m2, elle est bien entretenue et les matériaux sont de qualité. Elle a aussi des défauts : petit jardin au Sud Est, petite terrasse au Nord Ouest … pas la meilleur exposition. Un sous sol total mais trop bas de plafond pour que mon mari s’y tienne debout. Son défaut majeur : elle est beaucoup trop chère. Son prix actuel semble d’ailleurs garder les acheteurs potentiels à distance et j’ai compris que nous étions les seuls à nous y intéresser pour l’instant. Je l’estime pour ma part à 600 000 euros. Il s’agit d’un couple qui divorce, elle adore sa maison et souhaite en tirer le maximum. L’agence m’a clairement dit qu’il ne fallait pas hésiter à faire une offre en dessous du prix car le mari, lui, souhaite vendre rapidement … mais malgré cela, je ne suis pas certaine qu’il soit prêt à entendre notre offre. Avant-hier j’ai croisé la vendeuse alors que je faisais mes courses. Elle me dit l’air surpris : « Vous habitez la commune ? », je lui réponds que oui. « Dommage que nous ne puissions pas faire affaire en direct alors, vous avez signé le bon de visite ? ».Je lui réponds que oui en pensant tout bas « Si vous aviez mis une annonce dans le PAP, je vous aurai contactés directement !». Elle me dit que c’est dommage que je n’ai pas entendu qu’elle vendait sa maison par le bouche à oreille, puis elle ajoute : « mais l’agence doit pouvoir baisser sa commission … ». Encore une fois je pense tout bas que c’est son problème, pas le mien !

-          Samedi dernier nous avons visité une maison dans la commune « riche en logements sociaux », limitrophe de la nôtre, dans une rue à 500 m de chez nous. Coup de cœur pour la rue, calme et arborée, puis entrée dans la propriété, coup de cœur absolu pour le jardin de 700 m2, ses dépendances que nous pourrions transformer en bureau, son pigeonnier en briques … puis coup de foudre pour la maison elle-même, datant de 1900 et rénovée dans les années 90 avec beaucoup de goût et de beaux matériaux. Une extension a transformé le rez de chaussée en pièce de 60m2, très classe avec cheminée, immense baise vitrée sur la verdure etc. … nous avons tout simplement trouvé la maison de nos rêves. 690 000 euros, c’est encore au-dessus de la fourchette haute de notre budget, mais la maison est en vente depuis plus d’un an. La négociatrice ne peut malheureusement pas nous dire pourquoi elle n’Ets pas encore vendue. Probablement parce que le proprio ne veut pas baisser son prix. J’attends qu’elle me rappelle pour m’en dire plus. Mais entre-temps je me renseigne : est-ce raisonnable de s’installer dans cette commune ? A priori non, elle compte les plus mauvais lycées du département, avec des problèmes de violence. J’échafaude des plans. Nous pourrions acheter un studio dans la commune voisine « hostile aux logements sociaux » qui compte les meilleurs lycées du département de manière à avoir une adresse là-bas … pour pouvoir y scolariser nos enfants. Mais il faudrait alors que le vendeur baisse considérablement son prix ! ça semble compliqué tout ça … mais cette maison est somptueuse et elle est presque à portée de notre bourse !

 

Je renonce à la somptueuse maison, c’est la maison de nos rêves, sauf qu’elle n’est pas dans la bonne commune, c’est d’ailleurs pour cette raison qu’elle est abordable. Je pousse mon mari à faire une offre sur maison à 735 000. Il propose de faire une offre à  570 000 … il me semble évident que cette offre ne sera pas recevable, même pas pour un début de négo, je le sens fermé. Il me dit que nous devons attendre, un an, voire deux s’il le faut, les prix sont encore trop élevés, ils baisseront, il en est certain. Il me montre les courbes qui indiquent que pour toute bulle, avant la rechute il y a un rebond. Nous sommes en plein rebond (phase de « return to normal » voir dernier graphique  « principales étapes d’une bulle » http://www.immobilier-danger.com/Friggit-mars-2010-confirmation-du-280.html.)

La rechute viendra avec la hausse des taux et comme notre apport est important (environ 50%), ce sera plus intéressant pour nous de bénéficier d’une baisse des prix due à la hausse des taux que d’emprunter à un taux bas.

Je ne sais plus à quel Saint me vouer !!! Sainte Baisse des prix, pourquoi te fais-tu tant attendre ?

Lorsque je discute avec les gens autour de moi, rare sont ceux qui croient à la baisse. La plupart pense (à nouveau) que l’immobilier va remonter, que la baisse est terminée, que, au mieux, les prix stagneront. On se croirait revenu 18 mois en arrière quand personne ne croyait à la chute qui a pourtant bien eu lieu. Et pourtant dès qu’on se renseigne un peu, la probabilité de la chute devient évidente … elle était déjà annoncée en 2004 (voir http://www.capitalaction.com/NouvelEco-09-07-2004.pdf).

En ce qui me concerne, j’ai atteint la phase de frustration. Je souhaite ardemment quitter notre appartement, pour des raisons très futiles, de confort … nous sommes locataires, j’ai l’impression de camper dans cet appartement depuis 6 ans.

Cela soulève d’ailleurs un autre débat : pourquoi devenir à tout prix propriétaire ? Etre locataire présente aussi des avantages. Allez jeter un coup d’œil sur http://oeildelimmo.canalblog.com/archives/2005/11/01/952636.html.

Par JVMM - Publié dans : Les prix
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